2011/12/24 - Homélie - Noël, fête de l’Enfant !

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C’est la fête de tous les enfants, y compris la nôtre à nous les adultes qui jadis, étions des enfants.

 

Depuis, les quatre lumières ne cessent de nous accompagner.

 

La vigilance sur nous même, sur ceux qui nous sont confiés, sur le monde dont nous n’héritons pas mais que nous empruntons aux générations futures.

Vigilance de la responsabilité devant la beauté mais aussi la fragilité de la vie.

Vigilance à ne pas manquer de rdv. avec la vérité de la vie de soi-même ni avec les autres.

Vigilance pour être disponible là ou l’on peut. Etre disponible, et on le sait, à chaque génération on est disponible différemment, car le point d’attention est différent. Mais toujours en sachant avoir une écoute transgénérationnelle pour ne pas s’enfermer dans une logique partagée entre les semblables : les uns dans la génération Y, les autres dans celle de ‘Trente glorieuses’ ou encore dans une idéologie, plus ou moins facilement enfermante, qui finit parfois par enfermer. etc.

 

Patience !

Il y en a qui en ont à en revendre alors que d’autre n’en ont même pas pour deux sous.

Elle se travaille non pas à coup de cravache mais de délicatesse et bonté, celle de Dieu révélé en Jésus qui ne condamne jamais, sans pour autant laisser planer le doute sur la vérité.

Dieu est le plus patient, lui qui a tout le temps, alors que nous tellement occupés par les choses à faire nous en avons de moins en moins.

 

Même les enfants.

Laissons-les même s’ennuyer un peu, il paraît que c’est bon pour leur santé, tous les psy vous le diront.

 

La patience c’est aussi ne pas vouloir tout maîtriser au risque de mépriser l’essentiel, le fait d’exister, et exister, tant qu’à faire, en reconnaissante la présence des uns et des autres.

 

Gaieté,

Cette joie que les enfants nous rappellent dans les éclats de rire, dans l’insouciance.

C’est aussi bon de ne pas se soucier de tout et tout le temps.

 

Bonne coupure dans la monotonie du quotidien plus ou moins supportable, y compris par le fait de se rassembler dans une église pour se dire ce que l’on vie les uns les autres, en confiant tout cela la bienveillance des uns et des autres et tous à la bienveillance de Dieu.

 

Savoir que nous avons au-dessus de nous une belle étoile qui s’est penché sur nous dans cet Enfant jésus, sauveur de la grisaille, de la tristesse et de l’ennui, c’est déjà bon à prendre, car il nous sauve de * ce ?*/celui nous enferme.

Comment ?

En nous invitant à ouvrir nos yeux et nos oreilles et par conséquent parfois la bouche pour dire ce que nous avons vu et entendu.

 

La joie de l’âme c’est le trésor que personne ne pourra nous voler, prendre, subtiliser, ravir, travestir. Oui la véritable gaieté de l’âme, parce que dans l’attitude de vigilance.

 

Qu’est-ce qui nous reste, avec la quatrième lampe :

 

faire de la tempête ? Non !

 

Justement, la dépasser !

 

Ou alors se laisser submerger par la tempête de l’Esprit saint, qui souffle là où il veut et quand il veut.

Et si vous sentez que vous allez vous trouver dans l’oeil de son cyclone, il ne nous restera qu’a nous laisser emporter de sorte que des rdv de nos vies ne soient pas ratés, facile à dire.... ?!

 

Mais n’avons-nous pas entendu tout à l’heure, la lampe tempête de dire :

 

Je ne vous abandonnerais jamais ?

 

Qui croirait à ce que raconte une lampe ?

 

D’accord, d’accord, mais après tout on est à Noël ou on n’y est pas !