2011/01/19 - Journal - Mgr Renaudin : déjà 8 ans !
Déjà huit ans qu'Hervé Renaudin, notre évêque entre 1999 et 2002, nous quittait. Nombreux sont ceux qui ont alors ressenti le souffle de l'Esprit de Dieu passer comme pour recueillir les effets de son travail apostolique de laboureur de consciences, afin d'ensemencer la vie des graines de folie que sont des graines d'espérance. Qui ne se souvient de ses délicates attentions à l'égard de la troisième vertu théologale qu'est l'espérance, à cultiver sur le champs de la vie de foi pour une encore plus belle charité ?!
Nous étions quelques dizaines à nous retrouver dans la cathédrale de Pontoise pour 'la messe du souvenir' présidée par le P. D. Ducasse, le vicaire général. Dans son homélie le P. Daniel faisait le lien entre ses souvenirs personnels, le livre programme de Mgr Renaudin Vie entrée libre, les écrits laissés par l'ancien évêque dans le mensuel 'Eglise en Val d'Oise' et surtout son testament. Ainsi le 24 décembre 2001, hospitalisé et conscient de son état de santé, il révélait son âme prête à entrer dans l'autre Vie et assurait d'accompagner tous ceux qui dans le diocèse auront à poursuivre la réalisation de l'oeuvre du salut.
Alors que chaque année un tel événement diocésain est organisé, certes sans éclat et dans le recueillement de ceux qui s'y rendent, et ceci dans le respect de ce que le P. Hervé était, c'est seulement cette fois-ci que j'ai eu l'opportunité de m'y rendre.
Notre évêque est décédé à une date bien symbolique, car le 18 janvier, chaque année est inaugurée la semaine de prière pour l'unité de chrétiens. Nous étions unis autour de l'autel et puis sur sa tombe pour lever le regard plus loin, vers le dimanche de la Pâque, vers la résurrection pour la vie éternelle. Qu'il est bon de faire corps en Eglise pour ainsi recueillir la Vie.
2011/01/18 - Journal - Une messe et deux ordinations.
Une célébration qui restera dans la mémoire de beaucoup. L'église st Geneviève de Garges-les-Gonesse pleine à craquer, le curé n'y a jamais vu autant de monde. Deux séminaristes, originaires d'Afrique ont fait le choix d'être au service de l'Eglise du diocèse de Pontoise qui est dans le Val d'Oise. Trois heures de célébration et pourtant personne n'a trouvé celle-ci trop longue, même le fait d'être debout semblait facile à supporter.
S'impose alors le constat de l'extraordinaire rencontre du rite latin et de la sensibilité africaine. Ce rite qui a été élaboré dans et avant tout pour le monde européen occidental y a parfaitement intégré l'expression africaine. Les mélanges d'expressions culturelles différentes sont possibles lorsque le fond commun est communément reconnu. Ce fond est constitué de la même foi. L'engagement plénier avec lequel les participants donnent du " tonus " à la célébration est possible parce que la foi traverse et 'anime' toutes les dimensions de leur être.
Trois interrogations sur le mode occidental de vivre la foi :
-Sur l'impossibilité pour la culture occidentale d'exprimer la foi de la sorte
-Sur sa transmission,
-Et sa capacité à accueillir les autres expressions.
1° Après avoir vécu cette célébration pleine d'entrain, marquée par la joie d'être ensemble et le dire avec les chants, les paroles, l'écoute, les yeux et les mains, de la tête aux pieds, comment ne pas s'interroger sur la difficulté occidentale à exprimer la foi chrétienne ? Sans entrer dans des considérations d'ordre historico-culturel à partir desquelles l'on aurait pu oser formuler quelques hypothèses pour tenter d'expliquer le pourquoi du comment, contentons-nous d'un constat d'ordre général. La difficulté touche toutes les couches de la société et toutes les générations. Faut-il considérer cela comme une fatalité ou plutôt comme une invitation au dépassement d'une telle situation ? Il me semble que l'amorce de réponse peut venir de la capacité à accueillir les autres expressions culturelles.
2° La difficulté se voit aussi dans la transmission. La foi n'a pas seulement du mal à se dire mais elle a aussi du mal à transiter d'une génération à l'autre. Comme si culturellement une sorte de verni recouvrait la surface des êtres humains et ceci dès leur petite enfance, empêchant ainsi toute possibilité de gérmination et d'enracinement de la Foi, comme acte confiant et librement consenti pour son bien propre et celui des autres. Et si, par chance malgré la présence d'un tel verni on assiste à l'accueil désiré et assumé, l'enracinement est mis à mal par la contamination qui se trouve dans ce verni. Le verni est en effet contaminé par un virus très puissant, non seulement à cause de sa capacité de nuisance directe, mais également à cause de sa capacité de mutation. Ce virus infecte toute rencontre avec l'intuition croyante. Il s'agit de la puissance de soupçon comme base, comme mode opératoire relationnel. Le soupçon qui est visé ici n'est pas l'interrogation, ô combien légitime, sur la capacité à lire la réalité. Il s'agit d'un système programmateur de l'autodéfense grâce auquel l'individu pourra échapper à toute emprise sur sa liberté.
3° Ces deux constats posent la question de la transmission de la Foi ou plus exactement celle des conditions de son apparition. La difficulté à exprimer et à transmettre nous interroge sur la capacité que ceux du vieux continent, ont et auront, à accueillir le souffle d'expression pleinement engagé de la foi portée par les chrétiens venus d'ailleurs. Mais aussi inversement, c'est probablement à condition d'une telle réciprocité que la foi chrétienne survivra en Occident et ailleurs. Merci à Ange et à Parfait d'avoir exercé, dès le berceau de leur ordination diaconale, cette diaconie qu'est la charité et qui consiste à porter la foi des uns et des autres et d'avoir permis de le vivre à tous ceux qui s'y trouvaient. Et bien au-delà !
2010/09/23 - Journal - Lourdes Cancer Espérance
Trois mots qui vont si bien ensemble !
J'ai une amie qui est frappée
Par un cancer, terrible !
Par amitié pour elle,
J'ai accepté
De prendre part au pèlerinage
2010/09/14 - Journal - Les hommes et les dieux !
Nous nous trouvons dans une salle quasiment vide (la séance nocturne au lendemain du lancement explique la rareté du public). Les hommes sont venus chercher quelque chose de divin. On croyait qu'il serait impossible de communiquer sur l'écran la spiritualité d'un groupe d'hommes. Le film démentit cet a priori.
2010/08/14 - Journal - Scout toujours !
Parmi des innombrables rencontres effectuées au cours de mes divers déplacements durant cet été, une me reste dans la mémoire très fraîchement enregistrée. Je rentre d'un camp de scouts en Savoie. Le cadre de la montagne et la proximité du lac d'Annecy -la nuit des étoiles et les promesses sur le rivage, ça fait rêver !- disent beaucoup sur la beauté à laquelle même quelques rares averses ont heureusement contribuée. Et quand la beauté de la nature s'offre pour accueillir la bonté de personnes la plénitude est là.
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