2010/09/23 - Méditation personnelle - ASCENSEUR

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Comme le vélo de la plaine,
L'ascenseur sort de la montagne.

 

Comme les roues tirées par les pieds par terre
Ne sont pas le vélo qui permet tracter et
Se faisant se déplacer sans toucher directement la terre

 

Les escaliers qui permettent de monter et descendre
Ne sont pas l'ascenseur  qui permet tracter et
Ce faisant se déplacer sans bouger

 

Certes ! le char permettait déjà se déplacer sans bouger
Mais jamais à la verticale et
Sans  utiliser directement la force des muscles,
Son ancêtre, la poulie, fut le prototype de l'ascenseur
Mais juste pour le temps de la construction,
Sauf parfois pour les stylites, cela va de soi,
Alors que l'ascenseur est installé surtout pour après
Pour le temps du fonctionnement entre le haut et le bas.

 

L'ascenseur s'inscrit dans le paysage de la  montagne
Comme une invention supérieure à la marche des escaliers ;
Et dans le paysage de la plaine 
Comme une nécessité d'aller plus vite et encore plus haut. 
Est-il possible de combiner l'ascenseur et le vélo,
Ces deux incongrus de l'ordre naturel de choses ?

 

Ce serait un escalier ou un tapis roulant ?
Quoi qu'il en soit, il y a toujours la combinaison de deux :
De la force des muscles et celle de la pensée.  

 

Et l'esprit créateur, comme s'il ne voulait pas s'imposer,
Passe juste par-là, sans se soucier de savoir
S'il va être reconnu comme tel ou pas.
Il est aussi incongru que le vélo et l'ascenseur,

 

                               il est aussi présent,
 

                                                              il est,
                   

                                                                          lui, l'infatigable.